Éditorial de la revue Langage & Société

Publié le 12 février 2020

Le 22 janvier 2020,

Depuis le 5 décembre 2019 un mouvement social d’une grande ampleur traverse la France. Parti d’un rejet de la réforme des retraites et porté au départ par les salarié·e·s des transports publics en grève, il s’est rapidement diversifié et étendu à d’autres catégories socioprofessionnelles, à d’autres revendications et à d’autres formes de luttes : avocat·e·s, corps de ballet de l’Opéra, dockers, personnel hospitalier jusqu’aux chef·fe·s de service, enseignant·e·s du premier et du second degré, fédération de parents d’élèves (FCPE), personnel de Radio France, secteur de l’énergie, etc. Et aussi, étudiant·e·s et universitaires, à la fois solidaires du mouvement social et en lutte contre la réforme portée par Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) :

http://www.sauvonsluniversite.fr/spip.php?article8560
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8591

Dans ce contexte social et politique, de nombreuses revues, associations savantes en sciences humaines et sociales se sont déclarées solidaires des grévistes, mobilisées dans la lutte contre la réforme des retraites et la LPPR :

https://universiteouverte.org/2020/01/19/revues-en-lutte/

En particulier, ces revues et associations soutiennent la grève engagée par les salarié·e·s de la plate-forme Open Edition.

La revue Langage & Société s’associe pleinement à ce mouvement au sein des sciences humaines et sociales. Elle se déclare solidaire du mouvement social en lutte contre une réforme des retraites visant à détruire les acquis sociaux et un modèle de société issu du Conseil national de la résistance. La revue s’oppose à la destruction de ce système de protection sociale, à la casse des services publics et à l’augmentation du nombre de personnes précarisées que de telles réformes inévitablement engendreront.

Conscient·e·s du fait que les luttes contre les différentes réformes ne peuvent être ni analysées ni conduites d’une façon isolée mais qu’elles font partie d’un projet qui s’oppose à la libéralisation à outrance des services et des savoirs, la revue s’associe et invite ses lectrices et ses lecteurs aux différentes modalités d’action collectives : participer aux AG interprofessionnelles, aux coordinations, rejoindre les piquets de grève, alimenter les caisses de grève…

C’est dans le collectif que nous situons notre combat et c’est en nous exposant publiquement que nous alimentons et donnons corps à la résistance à ce système de pouvoir. Mobilisons-nous pour gagner la lutte.

 

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