ISBN/EAN 978-2-940817-49-8

Format: 155 x 240 mm

juin 2026

Du côté de l’invariant et de la variation

Actes du premier colloque international de la TOPÉ, Tours 23-24 juin 2022

En définissant la linguistique comme la science qui a pour objet d’étude « l’activité de langage appréhendée à travers la diversité des langues naturelles (et à travers la diversité des textes, oraux ou écrits) », Antoine Culioli élabore, avec ses associés, la Théorie des Opérations Prédicatives et Énonciatives (TOPÉ), un cadre théorique et méthodologique qui met l’accent sur l’articulation de la singularité des langues et des phénomènes généralisables.

Il propose également un laboratoire d’observation et d’étude de ce rapport non bi-univoque entre langage et langue en construisant le niveau 3 de représentation qu’il appelle système de représentations métalinguistiques. L’objectif est alors « de reconstruire par une démarche théorique et formelle de type fondationnel, les notions primitives, les opérations élémentaires, les règles et schémas, qui engendrent les catégories grammaticales et les agencements propres à chaque langue, bref, de rechercher les invariants qui fondent et règlent l’activité de langage, telle qu’elle apparaît à travers les configurations des différentes langues ».

Mais ce rapport entre langage et langue n’est mieux observé qu’au sein de l’énoncé qui, dans le cadre de la TOPÉ, est l’unité observable. Les marqueurs qui constituent les énoncés dans une langue donnée sont la trace d’opérations linguistiques, et chaque langue dispose de sa manière spécifique d’utiliser ses marqueurs, de les agencer pour représenter ces opérations dans leur interaction.

Cet ouvrage qui réunit des contributions issues du premier colloque international de la TOPÉ, organisé les 23 et 24 juin 2022 par l’équipe Variation : Enonciation, Typologie, Diachronie (VETD) du Laboratoire Ligérien de Linguistique (LLL, UMR 7270) à l’Université de Tours, Faculté de Lettres et Langues, inscrit la réflexion dans cette optique.

Ainsi, les contributions tentent d’apporter un éclairage nouveau sur diverses questions et sur le fonctionnement des marqueurs pris dans des langues diverses, afin d’en éprouver la singularité, mais aussi d’interroger les mécanismes généralisables qui sous-tendent l’activité de langage, et qui portent plus spécifiquement sur ce que les langues ont en commun.