ISBN/EAN 978-2-940817-69-6

60 €

552 pages

Format: 155 x 240 mm

September 2026

Comptes des seigneurs de Thoire et Villars – Tome VI

Châtellenie et cellérerie de Montréal (1336-1352)

Sous la direction de Claudine Fréchet, avec la collaboration de Fabio Armand, Paul Cattin, Jean-Pierre Gerfaud et Noël Poncet.

Puissante et noble famille issue du Bugey, la Maison de Thoire-Villars (ou Thoire et Villars) est née des alliances entre les Thoire et les Coligny puis les Villars à la fin du xııe siècle par le mariage d’Étienne Ier de Thoire avec Agnès de Villars. Cette famille réunit donc d’abord d’importants domaines dans le Bugey, constituant la Terre de Montagne, et dans la Dombes. Les Thoire et Villars sont alors un des plus puissants lignages entre Saône et Rhône, entre Lyon et Genève, donnant plusieurs archevêques de Lyon. Leur puissance s’exprime par des alliances avec les Maisons de Beaujeu, de Savoie, de Roussillon et de Genève. Le dernier d’entre eux épousera une des arrière-petites-filles du roi de France. Ils contrôlent une véritable principauté, stratégique par sa position entre Vallée du Rhône, Alpes, Suisse et Bourgogne, et se dotent d’une administration avancée. Les comptes ici publiés ont été établis à la demande et sous le contrôle d’Humbert VI de Thoire et Villars (né vers 1300, mort en 1372). Après l’édition des comptes des fiefs les plus méridionaux de la Terre de Montagne (Poncin, Cerdon, Le Barrioz, Châtillon-de-Cornelle, Corlier, Arbent et Apremont, dans les tomes  I à IV), puis de Matafelon, de Bellignat et Nerciat avant Montréal, Montdidier et Mongefond (dans les tomes VI et VII), viendront ceux des fiefs de Dombes avec Villars, Trévoux, Joyeux, Loyes, Le Châtelard, Monthieux dans les tomes VIII et suivants. Fournissant aux linguistes le document le plus long et le plus homogène connu à ce jour en langue francoprovençale, ces comptes, outre leur intérêt social et économique, permettent de découvrir la place décisive que les Thoire et Villars ont tenue dans le Transport du Dauphiné à la France et les effets dévastateurs de la Grande Peste. La lignée s’éteint au début du xve siècle, les fiefs de la Dombes étant absorbés par les Beaujeu, puis les Bourbons, pour devenir la Principauté de Dombes, autonome jusqu’au milieu du xvıııe siècle, ceux de la Terre de Montagne rejoignant la Savoie.