ISBN/EAN 978-2-940817-85-6

Format: 155 x 240 mm

Approches psychologiques de situations de malentendu dans des activités de didactique des sciences

Alaric Kohler

Langage, cognition et apprentissage

  • Préface : Anne-Nelly Perret-Clermont, Professeure émérite à l’Université de Neuchâtel.
  • Postface : Claire Polo, Maîtresse de Conférences en Sciences de l'Education et de la Formation, Laboratoire Education, Cultures, Politiques (ECP), Université Lumière Lyon 2.

Réputée science exacte, la physique de Newton joue souvent le rôle de pratique de référence de la science moderne : ses expressions, presque toujours mathématiques, ne devraient laisser qu’une part congrue à l’ambiguïté et à l’interprétation. Pourtant, l’enquête approfondie menée en classe de physique révèle de nombreuses situations de malentendu lors des séquences d’enseignement. Quelle est alors la part des accidents de la communication dans les difficultés d’apprentissage – et d’enseignement : lorsque l’élève ne donne pas la réponse attendue, y a-t-il des connaissances qui lui manquent, ou son langage n’est-il pas compris ?

Ces questions s’inscrivent dans une longue tradition de recherche : si la psychologie sociogénétique intègre les dimensions sociales et historico-culturelles à la théorie piagétienne, le présent ouvrage la prolonge en y intégrant les phénomènes de communication et de raisonnement par le discours. Au travers de sept situations spécifiques, on observe que les élèves apprennent bien davantage qu’on ne leur reconnaît, et combien leur travail dépend de détails liés aux interactions sociales, à la communication et la sémiologie de la mécanique newtonienne. L’ouvrage nous invite à adopter une épistémologie perspectiviste, susceptible de renforcer l’outillage et la rigueur des sciences humaines, pour permettre une réelle reconnaissance des divers points de vue.

Au-delà du contexte de la recherche scientifique sur l’apprentissage des sciences, l’ouvrage met ainsi en évidence le défi que constitue l’intercompréhension humaine, la difficulté que nous avons d’entendre, et de se représenter, le point de vue de l’Autre, et fournit des instruments intellectuels inédits pour penser, analyser et – en partie – dépasser cette limite fondamentale des interactions humaines.