ISBN/EAN 978-2-915806-76-2

18,00 EUR

128 pages

Format: 13,5 x 21,5

janvier 2009

Langue française et identité nationale

Troisième tirage révisé et remis en pages.

Avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en mai 2007, la droite française a repris à son compte le thème fascisant d’« identité nationale » – expression qui est entrée dans le nom d’un ministère de la République. Cette notion d’identité, faute de pouvoir être légitimée par l’affirmation de sa vérité – dans la mesure où elle ne peut être fondée que sur des distinctions inconstitutionnelles, racialistes, de pays d’origine, d’ethnie ou de couleur de peau – fait appel à la langue : il faut désormais parler français pour être admis à vivre en France (quand on est pauvre !).
Dans le même temps – la coïncidence n’est pas un hasard – les sciences cognitives et la neurolinguistique qui dominent aujourd’hui en sciences humaines tendent à faire oublier la dimension politique de la linguistique.
C’est pour rappeler cette dimension qu’on a jugé utile de réimprimer ces trois textes :
– Ernest Renan, « Qu’est-ce qu’une nation ? », conférence faite en Sorbonne le 11 mars 1882 ;
– Michel Bréal, « Le langage et les nationalités », Revue des deux mondes, 1891, p. 615-639 ;
– Antoine Meillet, « Les langues et les nationalités », Scientia, n° 18, 1915, p. 192-201.

En couverture : Raoul Dufy, La Fanfare du 14 Juillet, 1951, Musée d’art moderne du Havre.