Actualités

"Du sens en exil" dans Libération (5.7.17)

Robert Maggiori fait deux pages sur notre édition de "Du sens en exil. Chroniques lithuaniennes" de Greimas. Excellent article, très bien renseigné :
http://next.liberation.fr/livres/20...

Pour une bio (en anglais) d’A.J. Greimas, voir la "chronologie de Greimas" par Thomas F. Broden, dans Semiotica, n° 214, 2017, p. 9-13)

Lambert-Lucas, 220ème éditeur mondial en SHS

Les éditions Lambert-Lucas sont classées 220ème éditeur mondial (Espagne non prise en compte) en sciences humaines par le CSIC (Consejo Superior de Investigación Sientífica) d’Espagne sur 608 éditeurs classés :
http://ilia.cchs.csic.es/SPI/presti...
Compte tenu du périmètre de ce classement (qui inclut droit, gestion et économie) et d’autres critères tels que l’ancienneté et la pérennité des maisons d’édition prises en compte (Delachaux & Niestlé n’édite plus de sciences humaines depuis belle lurette), nous sommes placés dans le premier tiers. L’ami qui nous a signalé ce classement nous renvoie aussi aux classements norvégien et finlandais qui non seulement nous homologuent comme éditeurs scientifiques de renom mais nous dotent d’une certaine "excellence", comme on dit.
Ce classement nous place curieusement devant Grasset, Classiques Garnier, Kimé, Nathan Université, Presses Universitaires de Rennes, Ellipses, Ophrys, Aubier, etc., parmi une ribambelle d’autres.
Cela dit, il contient de très nombreuses erreurs, classant séparément "Éditions du Seuil" et "Le Seuil", "Albin Michel" et "Michel Albin" (sic), "Harcard University Press" (re-sic) et "Harvard University Press", etc., ce qui fait que sa valeur et son utilité pratique sont sujettes à caution. Cependant, tout douteux qu’il soit, c’est sur ce "ranking" que nos collègues espagnols et leurs laboratoires sont notés et financés, les pauvres !

Marc Arabyan

Congrès du Centenaire Greimas à l’Unesco (30 mai - 2...

Greimas aujourd’hui :
L’avenir de la structure

Du 30 mai au 2 juin 2017 - Unesco, Paris
Congrès de l’Association Française de Sémiotique
http://www.afs2017.fr/programme

Voici quelques informations relatives au prochain Congrès de l’Association française de sémiotique "Greimas aujourd’hui : l’avenir de la structure", placé sous le patronage de l’Unesco. Ce congrès aura Lieu au palais de l’Unesco, à Paris (Place Fontenoy), du 29 mai (soirée) au 2 juin (après-midi).

Il réunira 120 intervenants venus de 24 pays : conférences sur la postérité de l’oeuvre de Greimas, sur les modèles explicatifs en cours de développement aujourd’hui, sur les voisinages et les "sémiologies" des disciplines en sciences humaines et sociales, sur les défis sociétaux contemporains et les propositions sémiotiques.

Plusieurs événements culturels sont associés :

- Le 29 mai, inauguration de l’exposition "Le monde vu par le regard d’un sémioticien", par la Délégation permanente de la Lithuanie auprès de l’Unesco (lieu : hall de l’EHESS, Paris).

- Le 30 mai, "L’inconnu se dérobe", spectacle Greimas par la comédienne Dominique Frot, scénographie et mise en voix de l’écriture théorique (lieu : Hôtel de Ville de Paris, Salon des Arcades).

- Le 31 mai, "Visite sémiotique du Musée d’art moderne" du Centre Pompidou, avec huit intervenants sémioticiens répartis dans les salles du musée, de 19h à 21h (lieu : Paris, Centre Pompidou, Musée d’art moderne, 5e étage).

- le 1er juin, "Récital afro-samba", par Cleyton Fernandes (guitare) et Thalita Savordelli (chant) de Sao Paulo (lieu annoncé plus tard).

Des publications inédites seront remises aux congressistes : "Du sens en exil. Chroniques lithuaniennes", d’A. J. Greimas, textes publiés en lithuanien entre 1943 et 1991, pour la première fois traduits en français, Limoges, Lambert-Lucas, 300 p. ; "A.J. Greimas, jeunesse, parcours, oeuvre", de Th. Broden, "bonnes feuilles" en français d’un ouvrage à paraître en lithuanien et en anglais (50 p.).

Un film documentaire, "Mehr Licht ! sur les traces d’A. J. Greimas", réalisé par V. Estay Stange et R. Horrein, avec les récits de vingt- cinq sémioticiens qui font revivre l’homme derrière le théoricien, remis sur clef USB aux congressistes (durée : 1h10).

Voici le lien pour toute information complémentaire :
http://www.afs2017.fr

Antonia Soulez chez Vrin le 01.02.2017

Antonia Soulez présentera son livre paru dans la collection « Philosophie et langage » à la Librairie Vrin, 6 place de la Sorbonne à 17 h 30 le mercredi 1er février.

Sur le fair open access, synthèse de Texto...

SUR L’INFORMATION SCIENTIFIQUE
1. C’est quoi le problème ? :-(
Un petit film édifiant sur des enjeux (notamment économiques) de
l’édition scientifique, sur la chaîne Youtube Data Gueule, épisode 63
du 17 octobre 2016 : "Privés de savoir ?"
https://www.youtube.com/watch?v=WnxqoP-c0ZE&feature=youtu.be
Résumé :
Dans le monde de la recherche scientifique, publier ses travaux est un
passage obligé. Cela permet aux chercheuses et chercheurs de faire
connaître leur travail mais aussi d’être identifié par leurs pairs et
pourquoi pas d’obtenir un poste, à condition d’être publié dans les
bonnes revues. Sauf que cette mécanique de publication -qui permettait
à la base de faire circuler le savoir- est devenue une vraie chasse
gardée économique : celle des éditeurs scientifiques. Quelques grands
noms comme le néerlandais Elsevier ou le groupe Springer/Nature se
partagent un marché juteux et privatisent au passage des travaux
scientifiques la plupart du temps financés par des fonds publics.
Sources de quelques éléments du commentaire :
* "34% de marge et une rentabilité 4 fois supérieure à ses camarades
à la bourse de Londres : bienvenue dans le monde de l’édition
scientifique !"
-> Financial Times, November 15, 2015 : "Elsevier leads the business
the internet could not kill"
https://is.gd/D8MJxj [accès sur abonnement]
* "Chaque année, les abonnements à ces journaux génèreraient
7.6 milliards d’euros de chiffre d’affaire."
-> A Max Planck Digital Library Open Access Policy White Paper :
"Disrupting the subscription journals’ business model for the
necessary large-scale transformation to open access"
https://is.gd/xU4duR
http://pubman.mpdl.mpg.de/pubman/item/escidoc:2148961:7/component/escidoc:2149096/MPDL_OA-Transition_White_Paper.pdf
* "En 2015, en Grèce, le portail public diffusant les publications
scientifiques suspend son service, faute de fonds."
-> Nature News, July 2, 2015 : "Greek scientists lose access to
digital journals"
https://is.gd/WfDa2Y
http://www.nature.com/news/greek-scientists-lose-access-to-digital-journals-1.17908
* "En 2016, là aussi pour des raisons budgétaires, l’université de
Montréal a renoncé à 2.116 revues du géant Springer/Nature pour n’en
garder que 150."
-> TVA Nouvelles, 9 mai 2016 : "L’Université de Montréal renonce à
2116 abonnements pour ses bibliothèques"
https://is.gd/SscDjV
http://www.tvanouvelles.ca/2016/05/09/luniversite-de-montreal-renonce-a-2116-abonnements-pour-ses-bibliotheques

2. Aux dernières nouvelles, en France : des avancées en matière de
diffusion numérique :-)
* Pour les articles scientifiques :
La loi pour une République numérique, adoptée le 28 septembre 2016,
et promulguée le 7 octobre 2016, précise :
"Lorsqu’un écrit scientifique issu d’une activité de recherche
financée au moins pour moitié par des dotations de l’État, des
collectivités territoriales ou des établissements publics, par des
subventions d’agences de financement nationales ou par des fonds de
l’Union européenne est publié dans un périodique paraissant au moins
une fois par an, son auteur dispose, même après avoir accordé des
droits exclusifs à un éditeur, du droit de mettre à disposition
gratuitement dans un format ouvert, par voie numérique, sous réserve
de l’accord des éventuels coauteurs, la version finale de son
manuscrit acceptée pour publication, dès lors que l’éditeur met lui-
même celle-ci gratuitement à disposition par voie numérique ou, à
défaut, à l’expiration d’un délai courant à compter de la date de la
première publication. Ce délai est au maximum de six mois pour une
publication dans le domaine des sciences, de la technique et de la
médecine et de douze mois dans celui des sciences humaines et
sociales."
Pour davantage de précisions, voir :
http://www.couperin.org/261-couperin/nos-activites/groupes-de-travail-et-projets-deap/a-la-une/1277-loi-pour-une-republique-numerique-definitivement-votee?platform=hootsuite
* Pour les ouvrages :
Pour les ouvrages dont le contrat d’édition est antérieur au
1er décembre 2014 : à partir du 1er décembre 2016, si l’éditeur n’a
pas proposé de mise à jour du contrat avec un nouveau contrat
spécifiquement sur le numérique, et s’il n’a pas de projet de
publication numérique de l’ouvrage à court terme, l’auteur peut
retrouver tous ses droits pour faire/diffuser des éditions numériques
de son texte :
https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/droits-numeriques-l-echeance-du-1er-decembre-cruciale-pour-auteurs-et-editeurs/66576
Depuis 2014 les contrats auteur doivent comporter deux parties
indépendantes, l’une pour l’édition papier, l’autre pour l’édition
numérique, cette dernière devant être révisée plus souvent.
D’une façon générale l’auteur peut reprendre ses droits d’exploitation
numérique lorsque l’éditeur n’a pas procédé à la publication numérique
de l’oeuvre dans un certain délai (max. quatre ans à compter de la
signature du contrat d’édition).
Document de référence : l’accord du 1er décembre 2014 entre le Conseil
permanent des écrivains et le Syndicat national de l’édition sur le
contrat d’édition dans le secteur du livre, qu’on peut consulter sur
Legifrance :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029966188

Méfiez-vous des contrefacteurs

Depuis un certain temps, les livres des éditions Lambert-Lucas sont diffusés gratuitement sur le net par des sites de pirates professionnels qui s’affranchissent du droit français de la propriété intellectuelle. Je n’en donnerai pas les noms pour ne pas leur faire de publicité. J’attire l’attention sur le fait que nous ne sommes pas assez riches pour les attaquer en justice. Les gens qui se font de l’argent avec mon travail sont, en regard de la loi, des contrefacteurs, autrement dit des faux-monnayeurs.

Un autre point mérite d’être relevé : c’est que lorsque des Prix Nobel appellent à mettre gratuitement en ligne les résultats de la recherche scientifique, ils cautionnent ces pirates qui se réclament du "droits d’accès à la culture pour tous" et ils leur servent de cache-sexe idéologique. L’État français, qui par la loi Axelle Lemaire ou la politique éditoriale du CNRS, vise le même résultat, agit dans le même sens.
Je ne sais pas ce que je peux y faire, sinon dénoncer cet état de fait et faire connaître le péril que représentent ces manœuvres pour l’édition scientifique.
Quand les pirates auront ruiné les éditeurs, que restera-t-il aux dits pirates pour gagner leur vie ? S’installer en relecteurs free-lance ?
Marc Arabyan

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